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Lettre ouverte concernant les dauphins
Bonjour à vous tous,
Suite au
partage des photos prises avec les dauphins à Cuba en janvier dernier,
j’ai eu envie de vous écrire ce message bien personnel.
J’ai reçu
énormément de commentaires suite à cette diffusion. Plusieurs personnes
ont été profondément touchées par ces images, certains ont pleuré,
d’autres ont senti leur cœur s’ouvrir et cela m’a ému. En parallèle à
ceci, j’ai aussi reçu deux commentaires concernant un malaise vécu par
rapport à la captivité de ces mammifères marins et j’ai eu envie de vous
partager ma vision du sujet, non pas pour me justifier (je suis tout de
même conscient que je le fais en ce moment), mais pour contribuer à ma
manière à présenter un autre point de vue. Je ne détiens évidemment pas LA
vérité, mais je vous partage la mienne, en souhaitant qu’elle contribue à
élargir les visions.
Permettez-moi d’abord de vous dire que je suis
personnellement végétarien depuis près de 20 ans maintenant. En fait, dès
mon jeune âge, lorsque j’ai compris ce qu’était la viande, j’ai senti un
énorme malaise à en consommer. Dès que j’ai eu la responsabilité de
subvenir à mes besoins, j’ai eu envie de changer mon alimentation. Après
quelques années d’ajustements (ça demande une compréhension alimentaire
pour ne pas être carencé en protéine), j’ai finalement trouvé mon
équilibre et j’ai maintenu cette direction par la suite. Je ne suis
cependant pas excessif dans ma démarche et je ne juge pas les gens qui
continuent de manger la viande. C’est un choix bien personnel que j’ai
effectué et chacun y va selon ses élans personnels.
En fait, je
réalise aujourd’hui que le malaise avec la viande n’est pas tant de manger
des animaux morts, que la façon dont nous les élevons et les tuons
collectivement. Certains (plusieurs) d’entre eux ne voient jamais la
lumière du jour de leur vie. Et quand nous les tuons, nous le faisons avec
beaucoup de déshumanisme.
Mon amie Caroline, qui pratique la
communication animale depuis plusieurs années maintenant (www.communication-animal.net), me partageait
qu’un jour, elle a reçu un message du peuple des vaches. Dans ce message,
ces dernières décriaient, avec beaucoup d’amour, leur situation de vie
difficile en mentionnant que leur vie leur était prise sans considération.
Elles disaient : «vous ne nous regardez même pas dans les yeux
lorsque vous nous tuez et vous nous retirez nos petits avant même que nous
ayons eu le temps de les lécher».
Les vaches n’étaient pas mal à
l’idée de mourir pour nourrir les humains, mais elles dénonçaient d’une
certaine manière la façon dont nous prenions leur corps sans
considération, et avec un déshumanisme important. Elles ne nous l’offrent
pas, nous le leur prenons. Et ce qui était impressionnant de leur message
c’était l’amour qui s’en dégageait. Elles ne jugeaient pas, elles
exprimaient. Ça m’avait énormément touché, tout en me plongeant dans une
forme d’inconfort pour lequel j’ai mis plusieurs jours à
pacifier.
En écrivant ceci, mon but n’est pas de culpabiliser les
gens, car vous savez que ce n’est jamais l’angle que prennent les Guides
avec lesquels je collabore et en tant que «messager», je me dois de vivre
selon ce principe. La culpabilité ne permet jamais la guérison, car elle
nous maintient dans une honte et un déni qui finit par se retourner contre
nous. Mais je souhaite partager avec vous le fait que tout n’est jamais
blanc ou noir, et que chacun est invité à trouver sa vérité parmi celles
présentées, tout en respectant celle des autres. C’est un grand défi, mais
c’est celui qui nous est présenté, tant individuellement que
collectivement.
Revenons maintenant au sujet des dauphins. En 1998,
j’ai vécu également l’expérience de nager avec ces mammifères marins à
Nassau, aux Bahamas. À cet endroit, les dauphins étaient libres de quitter
l’enclos, car une toute petite clôture les retenait à l’intérieur. Les
entraîneurs nous mentionnaient qu’environ 1 dauphin sur 10 choisissait de
partir. Ils étaient libres, mais la plupart choisissaient de rester et
d’interagir avec les humains. J’ai alors compris avec tout mon être que
ces magnifiques créatures avaient une mission de vie. Ils offraient leur
présence pour ouvrir le cœur des hommes.
Quand je suis entré en
lien avec eux, j’ai senti un tel amour se dégager de l’expérience que tout
mon corps en était affecté. Je voyais dans leurs yeux à quel point ils
accomplissaient beaucoup pour les humains, afin de nous aider à nous
rapprocher de notre essence. Pour moi, ces dauphins rencontrés alors
étaient des messagers de l’univers. Et honnêtement, je n’ai jamais senti
d’inconfort de leur part à entrer en lien ainsi avec les humains. Je
dirais même que les entraîneurs retenaient leur élan naturel.
Je
connais des gens qui sont allés nager en haute mer avec les dauphins et
leur expérience a transformé leur vie. Il faut cependant admettre que
l’interaction est différente parce qu’ils ne sont pas aussi familiers avec
la rencontre humaine. Les dauphins «dressés» entrent en relation
automatique avec les visiteurs et ceci est excessivement touchant. Je sais
aussi que plusieurs ne pourraient pas aller les rencontrer en haute mer,
alors certains s’offrent, au niveau de l’Âme du moins, à venir éduquer les
humains sur l’amour et la vie.
Les dauphins rencontrés à Cuba
n’avaient pas la possibilité de quitter. Mais ce qui m’a touché c’est de
voir à quel point ils avaient envie de nous rencontrer. Dès notre arrivée
près du bassin, avant même d’entrer à l’eau, ils venaient sur le bord pour
nous saluer. Et dès que nous sommes entrés à l’eau, ils sont venus nous
embrasser, et ce, sans récompense offerte. Quand je les ai vus interagir
ainsi avec les visiteurs, j’ai aussitôt eu envie de m’en rapprocher. Et
jamais je n’ai senti de tristesse en eux, je dirais même au contraire, ils
avaient hâte de nous rencontrer.
J’avais lu une histoire qui
m’avait beaucoup touché dans le livre d’Ariane «Le peuple animal»
concernant des poissons qui vivaient dans un aquarium domestique. À voir
ces poissons ainsi captifs dans un bassin, une communicatrice animale
avait spontanément émis un jugement. Mais dès qu’elle a «ouvert son
canal», elle a reçu un message des poissons qui lui disaient à quel point
ils étaient heureux d’être là. Ils disaient que pour eux, nager ainsi en
milieu protéger leur permettait de nourrir un tout autre état d’esprit,
car ils n’avaient plus à se soucier des prédateurs. Ils vivaient selon le
rythme familial de la maison et ils appréciaient beaucoup cette
vie.
J’avais aussi lu une histoire concernant les éléphants.
Lorsque réunis en troupeau de 5 ou plus, ces derniers émettent une
vibration collective qui contribue à soutenir la Mère Terre. C’est un
service qu’ils offrent à la planète. Dans les zoos, les éléphants sont
tristes, car ils ne peuvent plus accomplir leur service à la Terre étant
souvent trop peu nombreux. L’histoire raconte que dans un zoo aux
États-Unis, les gestionnaires avaient compris cela et qu’ils avaient réuni
5 éléphants ensemble. Ils se sont rendus compte qu’ils étaient beaucoup
plus heureux ainsi. Ils pouvaient alors accomplir leur rôle, tout en
touchant le cœur des visiteurs.
Un humain qui en blesse un autre ou
qui blesse un animal le fait toujours à lui-même. Mais pour ressentir et
comprendre cela, les Êtres doivent s’ouvrir à la réalité de leur cœur.
Unis ensemble, tous les moyens d’y parvenir nous rapprochent du Nouveau
Monde. Personnellement, j’ai choisi de ne pas juger les formes que prend
la vie pour élever le rythme vibratoire planétaire. Et si des dauphins
souffrent sur notre planète des mauvais traitements qui leur sont
infligés, le changement de fréquence planétaire permettra aussi que
cessent ces formes d’expression de la douleur, du mal de vivre et de la
peur. Comme le dit un proverbe tibétain (je crois), «cela aussi
passera…».
Par cette lettre ouverte, je ne suis évidemment pas ici
à faire la promotion de la captivité, mais je souhaite apporter des
nuances sur un sujet délicat. Le fait que les dauphins touchent autant le
cœur des humains en interagissant avec eux contribue à élever la
conscience planétaire. Est-ce le seul moyen d’y parvenir? Bien sûr que
non. Mais chacun contribue à sa manière à le faire en apportant le
meilleur de lui et il existe plusieurs formes pour s’adapter aux
différentes réalités.
Si ces magnifiques animaux arrivent à changer
le cours de notre évolution en ouvrant les cœurs de ceux et celles qu’ils
rencontrent, ils auront ainsi contribué à créer le Nouveau Monde. Dans ce
Nouveau Monde, les dauphins ne seront plus en captivité, tout comme les
humains qui se seront libérés des limites de leur inconscience et de la
sensation illusoire d’être séparés les uns des autres.
Sur ce, je
vous souhaite une lumineuse journée
Salutations
Simon
Leclerc www.psychologiedelame.com
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